L'Arte Povera

 

L'Arte Povera

 

Introduction

 

L'arte povera = art pauvre

Mouvement italien (Gênes) de la fin des années 60.

1967 : critique d'art Germano Celant qui trouve le titre de ce groupe

Regroupement d'une nouvelle génération d'artistes italiens qui font bcp d'expos entre 1967 et 71

Quelques artistes : Pino Pascali, Jannis Kounellis, Emilio Prini, Michelangelo Pistoletto ...

Aspect éphémère et pauvreté plastique = action pauvre et banalité de l'oeuvre ( // Marcel Duchamp )

 

Dates importantes : ...

 

Pourquoi ce mouvement ?

  • En réaction contre un art assujetti à la technologie ( Op Art )

  • En réaction contre un art assujetti à la société de consommation ( Pop Art et Nouveau Réalisme )

 

  • = Rétablir un contact direct avec des matériaux naturels comme la terre, le charbon, la pierre, le verre, textile ... combinés avec des éléments artificiels.

  • = appauvrissement et déculturation de l'art. Pauvreté plastique afin de partager avec le spectateur une expérience.

  • = oeuvres présentés de manière aussi directe que possible, non filtrées par des conceptions esthétiques, historiques et culturelles.

 

ARTE POVERA = « mise en acte » plastique et visuelle de la pensée

  • donner à l'homme la possibilité de préserver son imaginaire et son espace de méditation

  • ensemble d'instruments conceptuels et critiques afin de conserver sa capacité de résistance face à la société industrielle et technologique.

 

Petit vocabulaire :

  • Happening = l'action est l'oeuvre d'art, improvisée, provocante, innatendue et non reproductible.

  • Performance = oeuvre d'art réalisée en direct par l'artiste, souvent en utilisant son propre corps. La vidéo en garde une trace.

  • Installation = elle consiste à installer différents éléments dans un espace où le visiteur va déambuler. Elle est généralement créée in situ.

 

Arte Povera et Art Conceptuel

  • Phénomène important dans les années 60

  • Art conceptuel = concept important

  • Artiste conceptuel considéré comme un faiseur d'idées = remise en cause du statut traditionnel de l'artiste et de l'objet d'art.

  • Arte Povera = développement de cette idée en utilisant des matériaux courants et sans valeurs.

 

    A. Banalité des matériaux utilisés

 

Retour à la simplicité.

 

>> Torsion, Giovanni Anselmo, 1968, barre de fer : passage du corps, trace que le corps laisse derrière lui. On se rapproche bcp du Minimal Art. Avec un minimum de moyen, Anselmo donne à voir l'accumulation de l'énergie d'un corps // thème de la trace, de l'empreinte, passage du corps.

 

Empreinte, trace :

  • Thème très développé dans Arte Povera et dans la sculpture contemporaine.

  • Il existe différents types de traces, empreintes : empreintes liées au corps ( César et son pouce, Klein et ses anthropométries ), empreintes liées insaisissables ( + abstraites, + poétiques ), empreinte du geste ( cf à Torsion d'Anselmo )

 

>> Souffle 6, Penone, 1978, terre cuite : empreinte du corps pétrifié

>> Sans titre, Anselmo, 1968-86 : salade entre 2 blocs de granit, dispositif évolutif ( dessèchement de la salade qui va faire tomber le petit bloc de granit ) // Nature-mortes et Vanités = équilibre précaire de la vie.

>> Tapis Nature, Pascali, 1966, polyréthane ( mousse ) et acrylique : reconstituer le naturel avec de l'artificiel

>> Sans titre, Kounellis, 1969, acier + cheveux : invitation à toucher, contact entre le spectateur et l'oeuvre, opposition entre un élément froid et la chaleur humaine.

 

    B. Ephémère

 

Caractère irrécupérable de l'oeuvre d'art.

 

>> Chevaux, Kounellis, 1969 : 11 chevaux dans une galerie = mouvance et vie. But : contrer la vision statique d'un art bien rangé dans les galeries ou les musées, proposition dynamique. Art pauvre : refus de laisser une trace utilisable par le marché de l'art.

 

    C. Lumière, Feu et écriture

 

>> Igloo de Giap, Merz, 1968 sac plastique remplis de terre, armature de fer, tubes de néons : thème de prédilection, inscription au néon : « Si l'ennemi se concentre il perd du terrain, s'il se disperse il perd de sa force » = reflexion sur l'objet et l'installation

>> Kounellis écrit avec le feu, Kounellis, 1971, fer et gaz

 

    D. La nature

 

>> J'ai empoigné un arbre, Penone, 1968 : au départ uniquement en photos, il intervient directement sur l'arbre pour que « l'arbre en grandissant garde la trace du corps. »

>> Arbre de 6m, Penone, 1969 : poutre resculptée en arbre = l'arbre a retrouvé sa dignité grâce à l'artiste

 

Conclusion

 

ARTE POVERA = banalité élevée au rang de l'art, l'insignifiant commence à s'imposer, réflexion sur les matériaux, art très subjectif, lyrique et poétique.

Liens étroits avec l'art conceptuel et le land art

Art conceptuel = réflexion de l'artiste sur le statut de l'objet d'art

Land Art = réflexion de l'artiste sur la mise en scène de l'at sur de nouveaux lieux d'expositions.

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